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Bienvenue sur « Term’s », un blog collaboratif qui propose des leçons, des notes de cours, des schémas et des vidéos en lien avec le programme d’histoire-géographie de terminale (2021) pour faciliter les révisions.
Les productions en ligne sont principalement réalisées par des élèves de terminales générales du LPO Balata (Guyane française).

P. Mao Zedong

Biographie : Floriette P. / TG2
Caricature/Mao : Odaï F. / TG2
Caricature/Jeune fille : Nilio A. / TG1
Voix : Floriette P. / TG2

Mao Zedong est un homme d’Etat chinois qui dirige la Chine de 1949 à 1976. Chef du parti communiste chinois à partir de 1935, il s’impose face au nationaliste Tchang Kaï-chek durant la guerre civile et fonde la République populaire de Chine en 1949. Il se tourne alors vers l’URSS avant de s’en éloigner progressivement et de façonner un communisme à la chinoise dont le « Grand Bond en avant » de 1956 est une tragique illustration. Nouvel acteur des relations internationales, la Chine de Mao affirme sa solidarité avec les peuples en lutte pour leur indépendance à Bandung en 1955 et cherche à étendre son influence en Asie en intervenant dans la Guerre de Corée ou en annexant le Tibet en 1950. Son rapprochement avec les Etats-Unis de Nixon lui permet de récupérer le siège de Taïwan au Conseil de sécurité de l’ONU en 1971. Le « Grand Timonier » s’éteint en 1976, à la tête d’un régime totalitaire responsable de la mort de dizaines de millions de Chinois.

2. La Guerre froide marquée par des crises

Les crises de Berlin (1948-1949 puis 1961)

Après la Seconde Guerre mondiale, la ville de Berlin est divisée en quatre secteurs d’occupation, chaque zone étant attribuée à une puissance alliée (Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, France). Le 24 juin 1948, Staline fait couper les accès terrestres vers Berlin dans le but de faire passer la ville allemande sous l’autorité de l’URSS en faisant ainsi pression sur les puissances occidentales : c’est le blocus de Berlin. En réaction, les Occidentaux mettent en place un pont aérien pour ravitailler Berlin. L’initiative de Staline est un échec.

En 1961, Berlin est à nouveau le lieu de tension. Pour éviter la fuite des Allemands de l’Est déçus par le système politique de la RDA (plus de 2,7 millions entre 1949 et 1961), le gouvernement est-allemand décide, avec l’accord de Khrouchtchev, la construction d’un mur atour Berlin-Ouest en août 1961. Le mur de Berlin marque alors l’aveu de faiblesse du système soviétique incapable de retenir sa population autrement que par la force. Ce constat sera relayé par le président américain John Fitzgerald Kennedy à l’occasion de son discours à Berlin-ouest en 1963.

La guerre de Corée (1950–1953)

La guerre de Corée oppose la Corée du Nord communiste (soutenue par l’URSS) à la Corée du Sud (soutenue par les Etats-Unis). Cette guerre illustre l’opposition entre les deux blocs avec l’intervention des Etats-Unis, sous mandat de l’ONU, d’une part et celle de la Chine (mais aussi plus discrètement de l’URSS) d’autre part.

Conséquence de cette guerre sans vainqueur qui à fait plus de 2 millions de victimes et causé la destruction de Séoul : un territoire divisé en deux pays idéologiquement opposés à l’issue de l’armistice du 27 juillet 1953 à Panmunjom. Depuis, la péninsule coréenne reste une zone de tensions.

Les crises des missiles de Cuba (1962)

En octobre 1962, à l’occasion d’une mission de surveillance opérée par un avion espion U-2, les Américains découvrent que l’URSS installe sur l’île de Cuba (opération Anadyr) des missiles nucléaires capables de frapper les Etats-Unis et en particulier de grandes villes comme Washington, Miami, Atlanta et Houston.  Des navires soviétiques transportant du matériel militaires sont en route vers Cuba. Soucieux de garantir sa sécurité, Washington met alors en place un blocus maritime autour de l’île. La tension est extrême.

Finalement, un compromis est trouvé : l’URSS retire ses missiles de Cuba en échange de quoi les Etats-Unis démantèlent leurs missiles nucléaires en Turquie et garantissent de ne pas envahir Cuba. Cette issue, qui marque une période de détente dans les rapports Est/Ouest est toutefois perçue comme un signe de faiblesse de la part de l’URSS et entraîne la chute de Khrouchtchev.


Documents

Le diaporama du prof : La Guerre froide marquée par des crises

P. Nikita Khrouchtchev

Biographie : Elodie C. / TG2
Caricature : Nilio A. / TG1
Voix : Elodie C. / TG2

Homme d’État soviétique, Khrouchtchev dirige l’URSS de 1953 à 1964. Proche conseiller de Staline, il est pourtant l’initiateur de la déstalinisation après la mort du Vojd en 1953. Face à l’émergence d’un Tiers-monde qui transforme les relations internationales et conscient que l’arme atomique rend la guerre improbable, Khrouchtchev défend la coexistence pacifique. S’il tire favorablement parti du succès du premier vol spatial habité en 1961, deux crises majeures le mettent en échec. En autorisant la construction du Mur de Berlin en août 1961, Khrouchtchev fait perdre la face au régime soviétique. Mais surtout, sa décision de reculer dans la crise des missiles de Cuba en octobre 1962 décrédibilise l’URSS et précipite sa chute. Une conspiration ourdie par Brejnev entraîne sa destitution en 1964. Il s’éteint à Moscou en 1971.

2. La Chine de Mao : l’affirmation d’un nouvel acteur international

Depuis le 1er Octobre 1949, la Chine de Mao Zedong se proclame la « République populaire de Chine » (RPC). Le pays est gouverné par un régime communiste autoritaire.

La Chine communiste participe aux conflits de la Guerre froide. Durant la Guerre de Corée (1950-1953), qui oppose la Corée du Nord à la Corée du Sud défendue par les Etats-Unis, la Chine intervient en envoyant des forces armées chinoises pour soutenir la Corée du Nord. Elle apporte également une aide matérielle et envoie des conseillers militaires au profit des communistes vietnamiens, laotiens et cambodgiens lors des guerres d’Indochine puis du Vietnam (1950-1975).

Sur la scène internationale, elle cherche à jouer de son influence auprès des pays de tiers-monde en affirmant, lors de la conférence de Bandoeng (1955), sa solidarité avec les peuples qui luttent pour leur indépendance. Elle cherche aussi à étendre son influence en Asie en cherchant à annexer des territoires frontaliers, y compris par la force (annexion du Tibet en 1950). Son action entraîne des tensions avec ses voisins, en particulier avec l’Inde, l’autre puissance asiatique.

Au début proche du régime de l’URSS de Staline avec lequel elle partage l’idéologie communiste, Pékin va finalement prendre ses distances avec Moscou. En effet, la Chine et l’URSS ont un différend frontalier, les deux pays se disputent la direction du monde communiste et enfin la Chine considère que les Soviétiques sont trop conciliants avec les États-Unis (crise de Cuba en 1962, « Détente »).

Au début des année 1970, la Chine se rapproche des États-Unis (rencontre entre Mao et Nixon en 1972). Pour les Américains, l’intérêt est de creuser la division dans le monde communiste en jouant des rivalités entre la Chine et l’URSS. Pour la Chine, ce rapprochement va lui permettre d’obtenir le siège détenu par Taïwan au Conseil de sécurité de l’ONU et de trouver un nouveau partenaire alors que ses relations avec l’URSS sont mauvaises.

Synthèse proposée par CIPPE Monia, FUYARD Odaï, GLAUDE Angeline, PRÉPONT Floriette / TG2 / LPO Balata

P. Benito Mussolini

Biographie : Berline L. / TG2
Caricature : Nilio A. / TG1
Voix : Berline L. / TG2

Journaliste et homme d’Etat italien, Mussolini dirige l’Italie en dictateur de 1925 à 1943. Figure militante du Parti socialiste italien, il adhère aux idées nationalistes à partir de 1914. En 1921, il fonde le Parti national fasciste, porteur d’un idéal anti-démocratique, anti-communiste et militariste. Arrivé au pouvoir en 1922 par l’intimidation, Mussolini installe une dictature totalitaire en 1925 avec les lois « fascistissimes » : seul le parti fasciste est autorisé, la presse est contrôlée et la police secrète, l’OVRA, surveille la population. La jeunesse embrigadée dans l’Œuvre Nationale Balilla glorifie l’action du Duce. Isolé sur la scène internationale suite à l’annexion de l’Ethiopie en 1935, Mussolini se rapproche sans conviction d’Hitler, faisant basculer l’Italie dans l’antisémitisme en 1938. Défait suite au débarquement des Alliés en Sicile en 1943, il est finalement exécuté par des résistants italiens le 28 avril 1945.

A. Bilan de la guerre

1. Bilan humain, matériel et moral

Le bilan de la Seconde Guerre mondiale est catastrophique.

C’est une guerre très meurtrière avec au moins 60 millions de morts en Europe et en Asie, majoritairement des civils. A titre d’exemple, l’URSS, le pays le plus touché, compte 27 millions de morts. En revanche, les Etats-Unis n’ayant pas subi la guerre sur leur sol, ils ne comptent pas de victimes civiles. A la fin de la guerre, en 1945, la modification des frontières par les vainqueurs entraîne aussi des déplacements de populations à l’image des réfugiés allemands contraints de quitter les territoires annexés à la Pologne (ligne Oder-Neisse fixée à la conférence de Postdam).

Sur le plan matériel, c’est une guerre destructrice : les villes sont en partie détruites par les bombardements (70% des villes allemandes ), les voie de communication, les usines (site de productions d’armement..) et les ports ont été endommagés. De plus, c’est une guerre ruineuse : à la fin de la guerre la production est affaiblie dans de nombreux pays et les dettes s’accumulent. Les Etats-Unis font figure d’exception puisqu’ils connaissant une forte production et ont un PIB élevé : épargnés par les destructions lors du conflit, ils sont devenus les créanciers du monde.

Enfin, la Seconde Guerre mondiale est une guerre traumatisante car les populations ont été victimes de violences extrêmes (des massacres, des viols..). Mais au-delà de ces violences, le drame de la Shoah (crime contre l’humanité) et le choc lié à l’utilisation des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki traumatisent profondément et durablement l’opinion.

2. Le développement de l’État-providence

Le constat de l’efficacité de l’interventionnisme étatique durant la guerre (acheminement matière premières, productions matériel de guerre, assistance aux victimes) associé à la volonté d’un mieux être poussent certains Etats comme la France, le Royaume-Uni ou la Belgique à assumer un fort interventionnisme dans l’économie à partir de 1945 : on parle alors de l’Etat-providence.

En France, l’Etat-providence se concrétise par l’application du programme du Conseil national de la Résistance (CNR) de 1944, inspiré par des idées socialistes et communistes, qui se traduira à partir de 1945 par des nationalisations (énergie, banques, transport aérien), la création de la sécurité sociale et de la retraite.

Le régime totalitaire Soviétique de Staline

1. Le marxisme-léninisme, Staline et les classes sociales

Le marxisme-léninisme est une idéologie soviétique associée à l’expression du communisme dont les objectifs sont d’imposer l’égalité sociale par la révolution et mettre fin à la domination des bourgeois sur les ouvriers.

Cette idéologie est née de l’interprétation des idées de Marx par Lénine. Staline s’appuie sur l’héritage idéologique de son mentor Lénine pour lutter contre l’ennemi intérieur, c’est-à-dire le « bourgeois capitaliste ».

Le communisme stalinien vise ainsi à construire une société égalitaire sans classe sociale et à produire l’Homme nouveau que Trotski décrivait comme « une « version améliorée », nouvelle, de l’homme ».

2. L’encadrement de la société

Staline, qui concentre tous les pouvoir en URSS à partir de 1929, installe un régime totalitaire : toute la société est contrôlée.

Il s’appuie sur la propagande pour renforcer son autorité sur la population. Il est ainsi présenté comme le guide du peuple (« Vojd » ) et la presse est acquise à sa cause (Pravda).

Le parti communiste (PCUS), parti politique unique, permet également de contrôler les travailleurs en s’assurant que chacun suit bien la ligne politique et idéologique définie par le chef.

Les jeunes ne sont pas épargnés : les Komsomols servent ainsi à encadrer la jeunesse soviétique et à la modeler à l’image du nouvel homme communiste chère à Staline.

De manière à étouffer les critiques à l’égard du régime et à maintenir la population sous le contrôle du PCUS, le régime stalinien met en place la terreur avec la police politique (NKVD) et les déportations vers le goulag.

Sur le plan économique, le régime Soviétique se caractérise par un contrôle total de l’économie dans le but de faire de l’URSS une grande puissance industrielle et agricole, libre et indépendante : nationalisation des entreprises, plans quinquennaux, collectivisation (appropriation collective des moyens de production – terres, usines et entreprises).

Dans les campagnes, la collectivisation des terres se traduit par la mise en place des Kolkhozes au détriment des propriétaires terriens ( les koulaks) qui sont violemment persécutés : arrestations, déportations vers des goulags ou exécutions : c’est le processus de « dékoulakisation ».

3. La Grande Terreur (PPO)

Entre 1937 et 1938, la Grande Terreur est organisée par Staline et
l’État soviétique dans le but d’éradiquer définitivement des éléments jugés nuisibles à la nouvelle société communiste imaginée par Staline. Tous les opposants réels ou supposés de Staline et de sa politique sont ainsi la cible d’une répression sans précédent : tout le monde peut être victime.

La Grande Terreur prend la forme d’opérations secrètes et bureaucratiquement planifiées. Par exemple, les corps des victimes sont camouflés pour limiter la résistance populaire.

Afin de mettre en œuvre son projet d’homogénéisation et de purification de la société socialiste, le régime stalinien multiplie les jugements arbitraires et les condamnations sans forme de procès donnant lieu à des emprisonnements, des déportations dans les camps du Goulag (travail forcé) ou même à des assassinats par le NKVD (police politique).

Le bilan de la Grande Terreur est dramatique : 1,6 million d’individu arrêtés et environ personnes 750 000 tuées.


Vocabulaire

Collectivisation : processus de mise en commun des moyens de production (terres, usines et entreprises).

Communisme : idéologie dont le but est de supprimer la propriété privée et d’établir l’égalité sociale entre les individus.

Goulag : camps de travail forcé où sont envoyés les opposants au régime.

Komsomol : organisation de la jeunesse communiste. (→ lieu d’embrigadement).

Kolkhoze : mise en commun des terres, des outils et du bétail dans une exploitation agricole collective.

Koulak : paysan aisé en URSS (et par extension, toute personne opposée à la collectivisation des terres).

NKDV : police politique du régime stalinien.


Schéma : Le régime totalitaire de Staline

Schéma : La Grande Terreur (19378-1938)

C. Les solutions adoptées face à la crise

1. Sortir de la crise : le New Deal aux Etats-Unis

Alors que la crise de 1929 a des effets désastreux sur la société américaine, le président Franklin Delano Roosevelt, élu en mars 1933, met en place une nouvelle politique économique interventionniste dans le but de relancer l’économie nationale et de lutter contre le chômage grâce aux investissements de l’Etat : c’est le New Deal.

Cet interventionnisme étatique consiste en plusieurs actions : une politique de grands travaux pour relancer l’activité et stimuler l’emploi, la dévaluation du dollar pour alléger les dettes du pays, la lutte contre la spéculation qui avait été l’une des causes de la crise, la hausse du pouvoir d’achat et l’adoption de lois sociales.

Pour réduire le chômage il implique l’Etat dans desprogrammes volontaristes de soutien à la création d’emplois avec par exemple la création du « Civilianconservation corps » (mars 1933) qui engage de jeunes chômeurs pour lutter contre l’érosion des sols et aménager les forêts publiques et parc nationaux ou encore l’institution de la « Works Progress Administration » (1935) qui contribue à soutenir l’emploi via des travaux publics et des projets artistiques.

Dans le secteur de l’agriculture, il cherche à contrôler les prix agricoles avec l’« Agriculture Adjustement Act »qui propose une aide aux agriculteurs qui diminuent les surfaces cultivées et abattent leur bétail dans le but d’éviter une surproduction et donc la chute des revenus des agriculteurs.

Sur le plan économique le bilan du New Deal est controversé. A la veille de la Seconde Guerre mondiale la flambée du chômage est contenue mais les Etats-Unis comptent encore près de 10 millions de chômeurs (soit 16% de la population). Toutefois, sur le plan social, le New Deal est un succès avec des décisions comme la création de la « Social Security Act » (1935) qui crée une assurance-chômage et un système de retraite ou l’adoption du « Wagner Act » (1935) qui renforce le poids des syndicats dans le pays.

2. En France, le Front populaire et les accords de Matignon

La crise frappe la France à partir de 1931 et provoque une montée de l’extrême droite qui remet en question le régime républicain (journée du 6 février 1934). Dans ce climat politique et social difficile, le Front populaire, une coalition des partis de gauche (Parti communiste français, SFIO socialiste et Parti radical), remporte les élections législatives en mai 1936.

Alors que le pays connait des grèves massives et des occupation d’usines, le président du Conseil, Léon Blum, s’active pour aboutir à la signature des accords de Matignon le 7 juin 1936 qui garantissent des avancées sociales importantes (hausse des salaires, libertés syndicales). Le Front populaire complète ces progrès sociaux par des lois sociales qui consacrent la semaine de travail à 40h et les congés payés (15 jours).

B. Les limites de la puissance maritime française

1. Une compétitivité à renforcer

Les ports français subissent une forte concurrence de la part de leurs voisins européens dans la mondialisation : alors que le port de Rotterdam est le 9e port mondial (et le 1er port européen), Marseille et le Havre arrivent respectivement en 53e et 68e positions dans le classement mondial des ports.

Dans le but de renforcer la compétitivité des ports français dans la mondialisation et d’améliorer l’attractivité des littoraux, en diversifiant les activités touristiques (aquarium, loisirs balnéaires…), l’Etat, avec les collectivités locales, soutiennent de grands projets de modernisation des espaces portuaires et littoraux français. Le projet « Port 2000 » au Havre visant à maintenir la compétitivité du port français en Europe, avec des terminaux accueillant les plus grands porte-conteneurs et soucieux de l’environnement, est un bon exemple de cette dynamique de modernisation.

La volonté de dynamiser et moderniser les activités tournées vers la mer se manifeste également dans le domaine militaire avec le financement de complexes militaro-indusdriels (Brest, Cherbourg ou Toulon) ou dans les secteurs d’innovations avec la création de technopôles spécialisées (BrestIroise, Lorient Technopôle).

2. Un domaine maritime à mieux exploiter

Face à la concurrence internationale, certaines industries littorales sont en crise. Des projet de réhabilitation se mettent en place afin de redynamiser les villes portuaires en déclin (Marseille).

En considérant la ZEE de la France (la 2e au monde), force est de reconnaître que certains espaces maritimes restent peu exploités à l’exemple des matières premières comme les hydrocarbures et les nodules polymétalliques, pourtant très présents en Outre-Mer.

3. Les enjeux environnementaux

La France a pris conscience de l’importance de se saisir des problématiques environnementales et participe à des sommets internationaux ou a des réflexions instituées à l’échelle du territoire national (Grenelle de la mer lancée en 2009).

La mise en place des aires marines protégées permet de répondre à des objectifs de protection de la nature à long terme en conciliant les enjeux de protection et le développement durable d’activités afin de limiter les conflits d’usage. Selon le ministère de la transition écologique, 23,5 % des eaux françaises sont couvertes par au moins une aire marine protégée en 2019.

Toutefois, l’espace maritime français reste fragile, en métropole (marées noires) mais aussi en outremer à cause de certaines activités humaines désastreuses pour l’environnement : dynamitage des coraux pour la pêche (Polynésie française) ou exploitation minière du phosphate ou du nickel (Nouvelle-Calédonie).

Sources :
– Manuel de géographie, Le livre scolaire, 2020.
– Ministère de la transition écologique.
– Site officiel de la ville du Havre, https://www.lehavre.fr/


Vocabulaire

Complexe militaro-industriel : ensemble des décideurs politiques, des responsables militaires et des industriels chargés d’assurer la fourniture de leurs matériels aux armées.

Technopôle : espace productif tourné vers l’innovation, qui accueille des entreprises, des universités et des centres de recherche spécialisés.

P. Léon Blum (1872-1950)

Biographie : Floriette P. / TG2
Caricature : Odaï F. / TG2
Voix : Samuel D. / TG1

Homme d’Etat et intellectuel français, Léon Blum est une figure historique du socialisme. Lors du Congrès de Tours en 1920, rejetant le bolchevisme, il refuse de suivre la majorité des militants qui va créer le futur Parti communiste français. Il devient président du Conseil en 1936 à la faveur de la victoire d’une coalition des partis de gauches : le Front populaire. Dans un contexte économique fragilisé par la crise de 1929, son gouvernement conduit d’importantes réformes sociales à l’image des accords de Matignon et des lois instaurant la semaine de travail à 40 heures et les congés payés. Très critique à l’égard de Pétain, Léon Blum est arrêté, jugé puis déporté au camp de Buchenwald sous le régime de Vichy. Après la Seconde Guerre mondiale, il poursuit sa carrière politique avant de s’éteindre en 1950.